Comité de soutien à Vincent Reynouard

Entrée de juillet 2008

A Decisive Encounter

Lundi 28 juillet 2008 · Un commentaire

“A Decisive Encounter” Vincent REYNOUARD

I don’t believe in chance. I think all of us are born with potentials that wait for the right moment to reveal themselves (at least if we’re willing to let them).

I’m often asked how the boy I was, born in a very good family (my father, a doctor, was also the local mayor and a departmental councillor), brought up in a peaceful village in Calvados (Normandy) far from all the world’s troubles, could become what he is today. Then I tell the following anecdote:

Once when I was still quite young (I must have been nine or ten), my parents took me to Paris for Christmas; on December 24th we went to see the animated displays at one of the big stores (the Nouvelles Galeries, I think). There I was with my sister, a year older, gazing in wonderment at the mechanical figures moving in their magical setting. The street was crowded with people carrying bags full of presents, food, etc. It was all celebration… At one point, I turned round and saw, sitting on the pavement, a poor old lady in a grey coat and a kerchief. In front of her lay a bit of cardboard with a few small coins. I knew then the meaning of the expression “heart rending”, for my heart was rent.

The child I was couldn’t understand how a society that offered everything to some – amongst whom me – could leave others languishing in blackest misery. Afterwards, at my aunt’s house, Christmas Eve was spoilt for me by the image of that poor old woman, an image that’s stayed with me ever since. Why did I have this thought in my head when it would have been far easier to tell myself: “You’re lucky: make the most of it and never mind that old woman.”? Doubtless because Providence wanted to make me choose a certain path… For I became a socialist – even though I didn’t know the word – from that moment. And although I was to evolve, this socialism has always stayed anchored within me. I dreamed of a society where there would no longer be people like that little old lady… Later on, at about fourteen, I had the occasion to contemplate photos of 3rd Reich Germany. I quickly understood that true socialism, the one I wished for, had been realised by Adolf Hitler. To me the fact appeared self-evident. When I came out with these thoughts of mine in conversation with adults, they answered by bringing up the “Nazi atrocities”. For a long time I believed in them. But I nonetheless admired Hitler for his social achievements and I used to say: “We’ll have to make a new National Socialist state, without the camps.” I was told it was impossible, for National Socialism led naturally to the death camps. In my mind, however, I couldn’t grasp how such a regime, so good for its people, had been able to lead to such atrocities. The clear-cut dichotomy troubled me, and sometimes even set me doubting. But everyone told me… So then I stayed alone, and a bit ashamed, with my “National-Socialism-without-the-camps.” What’s more, the adolescent I was believed all the “Nazis and collaborators” had been killed in 1945 and that today, everyone thought like those around me. Thus I believed myself to be alone in the world, alone in having understood that a new National Socialism could be made without the camps, alone with the little swastikas I used to draw on sheets of paper. I got no sense of pride from it all but rather an abysmal anxiety. Would I have to spend my whole life without anyone to share my views with?

The reader will understand why the discovery of revisionism and the certainty that it told the truth were a liberation for me. What I hadn’t dared envisage turned out to be correct. The “clear-cut dichotomy” was actually just a symptom of the prevailing lie. I was finally relieved of my misgivings. Then I made my discovery of Maurice Bardèche, which enabled me to develop the concept of deductive analogy.

I of course owe everything to the revisionists who have gone before me but I remain certain today that without the sight of that old woman on Christmas Eve in 1978 or ’79, the Catholic, National Socialist and revisionist Vincent Reynouard would not exist.

(Source: Vincent Reynouard, “En passant par Fleury-Mérogis”, in Sans Concession no. 30-31-32, April-May-June 2008 – excerpt from pages 186-188)

[Une rencontre décisive en français]

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Nouvelle condamnation pour Horst Malher : 11 mois de prison ferme

Jeudi 24 juillet 2008 · Laisser un commentaire

On se souvient que, le 23 novembre 2007, le célèbre avocat allemand Horst Mahler avait été condamné par le tribunal de Cottbus-Dissenchen (Est de l’Allemagne) à six mois de prison pour avoir, le 15 novembre 2006, en présence de quelques amis, fait le salut hitlérien devant la porte de la prison de cette même ville où il allait purger 9 mois d’emprisonnement pour “propos hostiles aux juifs”.

Aussi bien le parquet que Horst Mahler avaient fait appel de cette décision, le premier trouvant la peine insuffisante et le second réclamant, bien entendu, l’acquittement.

L’arrêt vient d’être rendu le 22 juillet et voici le compte rendu que nous en fait notre fidèle traducteur:

La décision en appel du tribunal de Cottbus est tombée ce mardi 22 juillet 2008. Le procureur (Madame Cäcilia Kramer-Krahforst) réclamait 9 mois de prison ferme au lieu de 6 mois. Le tribunal, présidé par le juge Braunsdorf, est allé au-delà de la réquisition du parquet en infligeant à Mahler une peine de 11 mois de prison ferme.

Mais ce curieux procès d’appel a aussi provoqué un début de scandale dont la presse s’est fait l’écho. En effet, non seulement le président Braunsdorf n’a dans les attendus de son arrêt nullement fait mystère de la haine qu’il ressentait à l’égard de l’accusé, mais il s’en est pris aussi au procureur, Madame Kramer.

Dans son réquisitoire celle-ci avait, certes, en effet, indiqué combien les idées défendues par l’accusé lui étaient étrangères, mais elle avait ajouté qu’il était difficile de se défendre d’une certaine forme de respect (einen gewissen Respekt) que l’on pouvait ressentir pour le courage dont faisait preuve Mahler et pour la constance avec laquelle il s’efforçait de trouver un juge qui partagerait ses idées: pour Mahler, l’article 86 du Code pénal, qui interdit tout moyen d’expression aux organes qualifiés de “contraires à la constitution” (verfassungswidrig), c’est-à-dire, dans les faits, à ceux d’”extrême droite”, est incompatible avec la Loi fondamentale qui garantit la liberté d’expression pour tous.

Cette déclaration de madame le procureur a été non seulement violemment
condamnée par Braunsdorf pendant l’audience, mais fait évidemment scandale. On ne peut que faire le rapprochement avec ce qui s’était passé à Mannheim en 1994 où, avant de condamner Günter Deckert [le fidèle rapporteur des audiences des procès Zündel, Rudolf et Stolz], le juge Orlet avait exprimé l’estime et le respect que méritait l’accusé pour “sa force de caractère”, ce qui avait engendré un scandale sans précédent où Helmut Kohl lui-même avait vilipendé le juge Orlet avant que celui-ci ne se voie contraint de demander sa retraite anticipée pour raison de santé.

Espérons qu’il n’en ira pas de même avec Madame Cäcilia Kramer-Krahforst.

Rappelons aussi qu’il y a trois mois, le 28 avril exactement, Horst Mahler était condamné par le tribunal de Erding à 10 mois de prison ferme pour l’interview donnée au magazine “Vanity Fair” dans laquelle il niait l’Holocauste

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Ces éternels péteux qui se défilent

Vendredi 18 juillet 2008 · Laisser un commentaire

Un jeune homme, membre des forums internet animés par Stéphane Delogu (celui qui m’avait attaqué dans sa revue et qui avait par la suite refusé de m’affronter lors d’un débat loyal), a créé un site consacré à Oradour (“http://memoiredoradour.site.voila.fr”). Un site très “politiquement correct”, naturellement.

Le 29 décembre 2007, je lui ai laissé le message suivant sur son livre d’or :

Cher Monsieur,
J’ai parcouru votre site. Tout d’abord, permettez-moi de vous complimenter pour sa bonne présentation. C’est clair, concis et agréable à lire.

J’ai également lu les textes que vous avez écrits sur mon compte dans le “forum de la seconde guerre mondiale”. Je ne vous en veux pas…

Vous croyez la thèse officielle du drame d’Oradour. Vous avez vos arguments.
Je n’y crois pas. J’ai également mes arguments.

Je vous propose que nous confrontions nos vues sur le sujet au cours d’un débat constructif, c’est-à-dire au cours d’un débat courtois, permettant de confronter les arguments (et eux seuls) qui fondent nos convictions respectives sur le drame d’Oradour. Je pense qu’un échange d’e-mails serait la meilleure façon de procéder (sauf si vous préférez un débat contradictoire face à face, c’est toujours ma formule préférée, mais j’ai appris que ce n’était pas le cas de grand monde).

Avant que vous ne répondiez à ma proposition, je vous invite à méditer ce qui suit : dans votre site, vous portez publiquement une accusation très grave. Vous accusez plusieurs dizaines d’hommes d’avoir commis un crime monstrueux : le massacre de plus de 500 femmes et enfants innocents et sans défense.
C’est certes votre droit, mais ce droit implique un devoir : celui de soutenir vos accusations face à quelqu’un qui les conteste, arguments à l’appui.

En espérant que vous accepterez mon invitation à débattre, je vous prie de croire, Cher Monsieur, en l’expression de mes salutations distinguées.

Vincent Reynouard.

Ne recevant aucune réponse, le 23 février 2008, je suis allé consulter le Livre d’or du site. Le message avait été retiré. Point final.

J’invite tous nos lecteurs à mettre à leur tour des messages sur son Livre d’or. Gageons qu’au bout de quelques semaines, il le supprimera.

(Source : Vincent Reynouard in Sans Concession N°40-41, “Ces éternels péteux qui se défilent”, p.28, juin-juillet, août 2008)

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La loi Fabius-Gayssot en gestation dès 1922

Dimanche 13 juillet 2008 · 2 commentaires

Voici une citation qui explique assez bien la genèse des lois Gayssot de France et d’ailleurs:

“Il faut donc que la liberté de l’opinion soit restreinte en ce qui concerne cette calomnie (*), que la liberté du commerce soit limitée, en ce qui concerne la vente de ce poison par la presse et la librairie… Il faut que les grands Etats libres suppriment cette littérature en chargeant le ministère public de poursuivre pour calomnie leurs auteurs avec ou sans plainte des organismes représentatifs des Juifs et des Israélites. Il faut que les grands Etats libres, assemblés autour de la table verte des conférences internationales, sachent obliger les petits Etats à en faire autant.”

Elie Cohen, La question juive devant le droit international public, 1922, page 171.

(*) antisémitisme, et aujourd’hui, révisionnisme.

Comme on le voit, ces lois viennent de loin et n’ont pas attendu “l’Holocauste” …

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Une rencontre décisive

Mercredi 9 juillet 2008 · Un commentaire

Extrait de la revue Sans Concession.

Je ne crois pas au hasard. Je pense que nous naissons tous avec des potentialités et qu’elles attendent le bon moment pour se révèler (du moins si on le veut bien).

Souvent, on m’a demandé comment le garçon que j’étais, né dans une très bonne famille (…) a pu devenir ce qu’il est. Je raconte alors l’anecdote suivante :

Petit (je devais avoir neuf ou dix ans), mes parents m’ont amenè à Paris, le 24 décembre, pour y voir les vitrines animées des Nouvelles Galeries (je crois) [...] nous étions là, à contempler émerveillés les automates qui évoluaient dans des décors féériques. Une foule se pressait portant des paquets cadeaux, de la nourriture, etc. C’était la fête…A un moment, je me suis retourné. Et sur le trottoir, j’ai vu, assise, une pauvre vieille femme, avec un manteau gris et un fichu sur la tête. Devant elle, il y avait un bout de carton avec quelques piécettes. J’ai su alors ce que signifiait l’expression “avoir le coeur déchiré”; car mon coeur s’est déchiré.

L’enfant que j’étais ne pouvait pas comprendre comment une société qui offrait tout à certains -dont moi- pouvait en laisser d’autres croupir dans la plus sombres des misères.

Le soir, chez ma tante, mon réveillon fut gâché par l’image de cette pauvre vieille, et depuis cette vision m’a toujours poursuivi. Pourquoi ai-je eu cette pensée alors qu’il aurait été bien plus facile de se dire : tu as de la chance, profites-en et oublie cette vieille!

Sans doute parce que la Providence voulait me faire prendre un certain chemin…

Car je suis alors devenu socialiste – même si j’ignorais le mot – à partir de ce moment-là. Et même, si par la suite, j’ai évolué, ce socialisme était toujours resté ancré en moi. Je rêvai d’une société où il n’y aurait plus de gens comme cette petite vieille…

Plus tard, vers quatorze ans, j’ai pu contempler les photos du IIIème Reich. J’ai rapidement compris que le vrai socialisme, celui auquel j’aspirais, avait été réalisé par Adolf Hitler. Ce fait m’apparaissait comme une évidence. Lorsque je m’en ouvrais aux adultes, ils répondaient en invoquant les “atrocités nazies”.

Pendant longtemps, j’y ai cru. Mais j’admirais tout de même Hitler pour ses réalisations sociales et je disais : “Il faudra refaire un Etat national-socialiste sans les camps”. On me répondait que c’était impossible car la national-socialisme menait naturellement aux camps de la mort. Dans ma tête pourtant, je n’arrivais pas à comprendre comment un tel régime, si bon pour son peuple, avait pu mener à de telles atrocités. La franche dichotomie me troublait et m’amenait à douter parfois. Mais tout le monde me le disait…Alors je restais seul, un peu honteux, avec mon “national-socialisme” -sans les camps.

De plus, l’adolescent que j’étais pensait que tous les “nazis-collabos” avaient été tués et qu’aujourd’hui, tout le monde pensait comme mon entourage.

Je me croyais donc seul au monde, seul a avoir compris qu’on pourrait faire un national-socialisme sans les camps, seul avec les petites croix gammées que je dessinai sur des feuilles. Je n’en tirai nulle fierté, mais plutôt une angoisse abyssale. Devrais-je passer toute ma vie sans personne pour partager mes vues ?

On comprendra pourquoi la découverte du révisionnisme et la certitude qu’il disait vrai fut pour moi une libération. Ce que je n’osais pressentir était exact. La franche dichotomie était effectivement un symptôme du mensonge ambiant. J’étais enfin décomplexé. Puis ce fut la découverte de Maurice Bardèche qui me permit de développer le concept d’analogie-déduction.

Je dois certes tout aux révisionnistes qui m’ont précédé, mais aujourd’hui, je reste persuadé que sans la vision de cette vieille femme la veille de Noêl 1978 ou 1979, le Vincent Reynouard catholique, national-socialiste et révisionniste n’existerait pas.

Source : Vincent Reynouard, in Sans Concession N°30, pp.186 et s., “En passant par Fleury-Mérogis”, avril 2007.

[A decivie encounter in english]

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Comment en est-on arrivé là ?

Mercredi 9 juillet 2008 · Laisser un commentaire

Extrait du journal Sans Concession

[...] Mais la loi permettait de prononcer de faibles condamnations. Alors, les magistrats-dont le courage n’a jamais été la vertu dominante- ont condamné très mollement. Une faible amende et trois mois de prison avec sursis… Rien d’irréparable. Beaucoup, probablement, ont vu dans cette stratégie un moindre mal. Ils pensaient : “Nous n’irons pas plus loin. Il y a une limite infranchissable : la prison ferme pour délit d’opinion“.
Mais ils avaient entrouvert la porte ; ils avaient admis que le révisionnisme pouvait être frappé par la “Justice”. Quant au public, s’il connut ces condamnations, il ne s’en alarma pas, puisqu’elles étaient faibles. Donc il apprit à les accepter.
A partir de cet instant, le sort des révisionnistes était scellé. Toutes les digues limitant la répression allaient sauter avec d’autant plus de facilité que, les militants n’étant qu’une poignée, on retrouvait toujours les mêmes sur le banc des accusés. Les juges purent alors justifier- et le public accepter- des condamnations de plus en plus lourdes au motif qu’il s’agissait de récidivistes impénitents. Et voilà commen, une fois encore, l’effet naturel d’entraînement prévalut. Dans cette affaire, les consignes et la peur du tabou n’ont fait qu’accélérer les choses…

Sauf grave crise qui ébranlerait toute la société, provoquant un changement de structures, cet effet d’entraînement perdurera. On peut supposer que, les révisionnistes persistant dans leur combat, les peines prévus par la loi seront alourdies : deux, cinq, voire dix ans de prison. Puis un jour une convention sera signée avec Israêl, qui permettra l’extradition de ces hérétiques modernes vers ce pays où ils seront très lourdement condamnés (et, pourquoi pas, pendus).

Je suis d’accord avec Martin Pelletier [...] [T]out comme Jeanne d’Arc  en 1429, aujourd’hui, les révisionnistes d’Europe n’ont plus, pour eux, que la légitimité de leur combat. A vue d’homme, tout est perdu. Seul leur reste l’espoir d’une intervention de la Providence. Cela peut paraître faible, très aléatoire, voire fou. Mais nous le savons : “C’est quand on croira tout perdu que tout sera sauvé”.

Alors, continuons le combat…

(Source : Comment en est-on arrivé là? par Marie Pererou in Sans Concession p. 30, N°40-41, juin, juillet, août 2008)

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Aidons Vincent !

Mardi 8 juillet 2008 · Laisser un commentaire

Le 29 juin 2008
Aux lecteurs de “Sans Concession” et aux autres…

Chère Lectrice, Cher Lecteur, Chers Sympathisants,
Si ce numéro de “Sans Concession” peut être imprimé et expédié, ce sera sans doute le dernier que vous recevrez avant neuf, voire dix-huit ou vingt-quatre mois.

Depuis le 19 juin, en effet, un mandat d’arrêt belge a été lancé contre moi, qui a certainement été depuis lors converti en mandat d’arrêt européen.
Depuis le 19 juin, j’erre hors de la Belgique. Mon unique souci a été de terminer ce “Sans Concession”. Ce numéro ayant été rédigé dans la clandestinité, il contient moins d’illustrations. Quant à ma controverse
avec un “antinazi”, j’ai dû l’interrompre brutalement lorsque j’ai fui ; voilà pourquoi vous ne pourrez lire ma dernière lettre. Nous la publierons plus tard, si Dieu nous en donne l’occasion.

La situation est la suivante: le 19 juin, j¹ai été condamné à Bruxelles à un an de prison ferme et 30.000 euros d¹amende et frais divers. Le Tribunal a en outre ordonné mon arrestation immédiate. Fort heureusement, je n¹assistais pas à l¹audience; j¹ai donc pu fuir. Lundi 23 juin, les forces de l¹ordre belges sont venues PAR DEUX FOIS à mon domicile pour m¹arrêter. Etant absent, elles sont reparties bredouilles. Un avocat belge a interjeté appel pour moi, mais il a précisé que l¹appel ne suspendait pas l¹arrestation immédiate, donc que je serais toujours recherché en Belgique, puis en Europe, une fois le mandat d¹arrêt converti en mandat européen.
Une semaine plus tard, la Cour d¹Appel de Colmar m’a condamné, en mon absence, à un an de prison ferme et 60.000 euros d¹amende et frais divers.
Je n¹ai pas pu faire opposition; mais, de toutes façons, à quoi cela aurait-il servi? A reculer pour mieux sauter. Alors…

Mon arrestation n¹est plus qu¹une question de temps, sauf à me réfugier en Angleterre ou en Espagne pour des années. Mais peut-on le faire quand on a femme et enfants? De plus, j¹ai toujours dit que je ne me déroberais pas. J’accepte d¹aller en prison pour la Vérité. Pour moi, c’est un honneur, même s’il est douloureux. En outre, seul l’exemple pourra porter ses fruits, même s’ils mûrissent plus tard. Enfin, le catholique que je suis ne peut ignorer que Notre Seigneur a également subi les procès injustes, les calomnies et le cachot. “Bienheureux ceux qui sont persécutés pour la Justice”, avait-il dit dans son Sermon sur la Montagne, “car le royaume des cieux est à eux.”
Contrairement à ce que pensent certains, le catholique – le vrai – ne vit pas en permanence à genoux. Certes, il s¹agenouille par humilité devant le Seigneur, mais il se relève et reste debout face aux hommes, surtout face aux menteurs et aux calomniateurs.

Dans cette épreuve, je tiens à dire mon admiration pour mon épouse qui, loin d¹être abattue, me soutient et agit pour assurer l¹avenir de nos enfants. Car ces récentes épreuves ont déjà entraîné ma radiation du chômage (je ne pouvais plus aller “pointer”), d’où un manque à gagner de 900 euros par mois. Je donnais en outre quelques cours particuliers qui assuraient une petite rentrée supplémentaire. Tout cela est fini… Pour l¹instant, donc, mon épouse ne dispose plus que des allocations familiales, soit environ 1.800 euros par mois pour faire vivre une famille de huit personnes.
Déjà, je ne puis plus être près d’elle et près de mes enfants. L’espoir subsiste tout de même de se voir dans la clandestinité. Mais lorsque je serai arrêté et jeté en prison (ce qui peut arriver demain), il disparaîtra.
Je ne demande à personne de se réabonner à “Sans Concession”, puisque la revue risque de ne plus paraître pendant de nombreux mois. Ce dernier numéro double, je vous l’offre de bon coeur, en remerciement de votre fidélité.

Je pars contraint et forcé avec le sentiment du devoir accompli: deux sites Internet avec mes textes, une revue doctrinale avec 40 numéros et, surtout, le coffret de 6 DVD. N¹hésitez pas à les copier et à les diffuser au maximum.

Je termine en vous demandant de ne pas abandonner mon héroïque épouse.
Elle n¹a jamais récriminé; elle a tout accepté; elle se bat magnifiquement.
Je bénis Dieu de l’avoir rencontrée. Elle mérite votre aide et votre réconfort. Pour le faire, vous pouvez:

- vous mettre en relation avec le Comité de soutien à Vincent Reynouard: (http://csvr.wordpress.com);
- écrire à: M. Fabrice Bourbon,
19 avenue de Choisy,
Tour Verdi, Appt 4090,
F-75013 Paris.
En mettant sur l’enveloppe la mention: “A l¹intention de Mme Reynouard”. Vous pouvez également effectuer un virment sur le compte de M. Bourbon:
Numéro de compt bancaire international (IBAN): FR76 3000 4018 8600 0010 3849 161
BIC (Bank Identification Code): BNP AFRPPPGB MR OU MME BOURBON FABRICE

Domiciliation:
BNPP ARB PARIS PTE DE CHOISY Code banque: 30004
Code guichet: 01886
Numéro de compte: 00001038491
Clé RIB: 61

A tous j’adresse un grand merci et je donne rendez-vous à ma sortie de prison, pour de nouveaux épisodes dans ce qui reste la plus grande aventure intellectuelle du début de siècle.
Il y a encore tant à faire, je n’abdiquerai jamais.

Vincent Reynouard

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