Le courrier entre le révisionniste Vincent Reynouard, enfermé dans la prison de Valenciennes (un an ferme pour révisionnisme!), et Bocage semble être quelque peu perturbé en ce moment. Le dernier courrier que nous ayons date du 17 février, veille de son anniversaire; Vincent avait déjà reçu un grand nombre de cartes ou lettres pour lui souhaiter cet anniversaire et il nous chargeait de remercier, comme on le verra ci-après, les différents correspondants. Mais nous attendions une lettre qui aurait été postérieure à son anniversaire, d’autant plus que nous avions appris que la police avait cherché noise à sa famille, précisément le 18, et nous attendions des détails. Qu’on se rassure néanmoins: Vincent se porte bien.
Voici donc des extraits de cette lettre du 17 février :
[…]
Les surveillants s’amusent bien quand ils arrivent à ma cellule avec la pile de courriers: « On commence par toi, me disent-ils à chaque fois, ça nous allège. »
Sachant que de nombreuses personnes ne mettent pas leur adresse, je me permets de les remercier collectivement:
Merci à toutes celles et à tous ceux qui, à l’occasion de mon anniversaire, ont pris la peine de m’envoyer une carte ou un mot de soutien.
L’un d’entre eux m’a rappelé que j’avais consacré la moitié de ma vie au révisionnisme. C’est vrai. J’ai découvert le révisionnisme à 19 ans (1988) avec les « Annales d’histoire révisionniste » n° 5 qui publiaient les conclusions du « Rapport Leuchter »; je suis devenu un militant en 1989 (création de l’ANEC [Association normande pour l’éveil du citoyen]) et j’ai connu mes premiers déboires en 1990, avec mon exclusion temporaire de l’école d’ingénieur où je poursuivais mes études (Institut supérieur de la matière et du rayonnement, ISMRa) et les premières poursuites en vertu de la loi Gayssot. J’avais 21 ans et je me suis alors exclusivement consacré à la cause révisionniste, délaissant volontairement l’avenir professionnel prometteur qui s’offrait à moi avec mon diplôme d’ingénieur chimiste en poche.
Aujourd’hui j’en ai le double: 42 ans. Et je suis en prison pour révisionnisme. « Regrettez-vous? » me demandera-t-on. Ma réponse sera la suivante: si, soudainement, je me retrouvais en 1988, dans la librairie que je fréquentais alors, avec les « AHR » n° 5 à la main, prêt à payer, et qu’un ange m’apparaissait en me disant: « Le songe que tu viens d’avoir t’a montré ce que seront tes 23 prochaines années si tu achètes ce livre; il est encore temps de le remettre en rayon », je m’empresserais de déposer l’argent sur la caisse et d’emporter l’ouvrage pour le dévorer comme je l’ai dévoré alors. Car je ne regrette rien. Le révisionnisme est une aventure intellectuelle formidable, irremplaçable. Lutter pour la vérité apporte la paix de la conscience et le sentiment que la vie vaut la peine d’être vécue, loin de tous les plaisirs illusoires que nous offre cette société dégénérée.
Dans ce rude combat, d’ailleurs, la Providence m’a envoyé une épouse merveilleuse, héroïque, qui m’a donné huit enfants sources de grandes satisfactions. Et je sais que, plus tard, tous se diront: nos parents nous ont montré ce qu’était une vraie vie, courageuse, héroïque parfois, faite d’oubli de soi et de don aux autres.
Donc, non, je ne regrette rien. Si c’était à refaire, je le referais, sans hésiter : pour les vaincus de 1945, pour les générations futures, pour Dieu. Merci de tout cœur à vous qui nous soutenez.
(…)
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