Où en sont les empêcheurs de penser en rond ?

Lu dans l’hebdomadaire Rivarol (1 rue d’Hauteville, 75010 Paris), n° 2845 du 15 février 2008, p. 8.
Où en sont les empêcheurs de penser en rond ?Obsolète, le révisionnisme historique de la Seconde Guerre mondiale ? D´année en année les sites révisionnistes se multiplient sur Internet ; quant aux études publiées ici et là, soit par des historiens neutres (?) soit par des adversaires des révisionnistes, toutes laissent échapper, au détour d´une ligne ou d´un paragraphe, un élément qui vient apporter de l´eau au moulin des révisionnistes. D’où une double riposte : le matraquage médiatique et l´emprisonnement des gêneurs.

LE MATRAQUAGE : pas un jour ne se passe sans qu´il nous soit rappelé, à la télévision ou dans les journaux, le sort terrible vécu par les juifs sous le IIIe Reich. Persécution que les révisionnistes n´ont JAMAIS niée, affirmant seulement, au terme de recherches scrupuleuses et en s´appuyant sur des arguments d´ordre physique, chimique, architectural, documentaire, que cette persécution ne s´est pas passée comme on l´entend… et comme il est devenu obligatoire de l´entendre, depuis la promulgation dans la quasi-totalité des pays européens des lois liberticides du type Fabius-Gayssot.

LA REPRESSION : elle s’exerce de manière de plus en plus violente, et cela un peu partout dans le monde. Résumons brièvement la situation actuelle :

­- Ernst Zündel, Germano-Canadien, 69 ans, un des révisionnistes les plus actifs, les plus appréciés et les plus efficaces, enlevé à sa femme aux Etats-Unis en 2003, emprisonné depuis maintenant cinq ans, est incarcéré à Mannheim et n´en sortira pas avant 2010 ;

­- Germar Rudolf, Allemand, ingénieur chimiste, 43 ans, marié à une Américaine et vivant aux Etats-Unis, a été extradé vers l´Allemagne, est emprisonné lui aussi à Mannheim depuis novembre 2005 et devrait pouvoir en sortir en mai 2008 ;

­- Gerd Honsik, Autrichien, écrivain et poète, 67 ans, qui s´était réfugié en Espagne, a été extradé en octobre 2007 vers son pays natal et il est emprisonné à Vienne pour 18 mois ;

­- Sylvia Stolz (voir photo ci-dessus), avocate allemande (de Zündel notamment), 44 ans, surnommée dans le milieu révisionniste « la Jeanne d´Arc allemande », vient d´être emprisonnée à Heidelberg pour 3 ans et demi ;

­- Wolfgang Fröhlich, Autrichien, ingénieur spécialiste en désinfection, 56 ans, vient d´être condamné à 4 ans de prison et probablement même à 6 ans et demi s´il est tenu compte d´une précédente peine de prison avec sursis de deux années et demie ;

­- Fredrick Töben, Australien, docteur en philosophie, 64 ans, a déjà fait 9 mois de prison en Allemagne et sera vraisemblablement bientôt emprisonné à nouveau, mais dans son pays, en raison du contenu révisionniste de son site Internet ;

­- Georges Theil, en France, condamné récemment à 6 mois de prison ferme et au versement d´un total de près de 60 000 euros (amende + dommages-intérêts + publications forcées), vient de se voir refuser la pose d´un bracelet électronique qui lui aurait permis d´éviter l´emprisonnement et, devnt la Cour d’appel de Bordeaux fin janvier, le procureur a requis contre lui le maximum prévu par la loi Fabius Rocard-Gayssot: 45.000 euros d’amende et un an de prison ferme pour l’envoi de son livre autobiographique Un cas d’insoumission ;

­- Vincent Reynouard, ingénieur diplômé de l´IMRA (Institut de la matière et du rayonnement atomique), 39 ans, père de sept enfants, révoqué de l´Education nationale, a été condamné en novembre dernier à 1 an de prison ferme et 10 000 euros d´amende (*) et doit comparaître devant le tribunal correctionnel le 21 février à Bruxelles pour la distribution de tracts et d’autocollants révisionnistes au côté du Flamand Siegfried Verbeke qui, ayant déjà passé plus d’un an en prison, est accusé, lui, de l’envoi à des professeurs d’histoire de Belgique du Rapport Rudolf ;

­- enfin, celui que l´on appelle « le révisionniste n° 1 », le professeur Robert Faurisson, 79 ans, a été, après 28 ans d´agressions physiques multiples et de poursuites judiciaires, mis en garde-à-vue le 24 janvier à la suite d’une information ouverte à la demande de Jacques Chirac sur les propos qu’il a tenus à Téhéran lors de la Conférence sur « l’Holocauste » des 11-12 décembre 2006 et son domicile a été perquisitionné (voir notre dernier numéro). Une fois de plus condamné en juillet 2007 à 3 mois de prison avec sursis et au versement total de 15 000 euros, il a appris début février que, la Cour de cassation ayant refusé de casser l’arrêt qui le condamnait pour l’interview donnée à la chaîne de télévision iranienne « Sahar », il allait devoir débourser 18 000 euros en amende et dommages et intérêts. Somme considérable qui s’ajoute aux 5 700 euros payés à Robert Badinter contre lequel le professeur avait porté plainte pour diffamation après que l’ancien garde des Sceaux eut osé déclarer sur Arte: « [En 1981] j’ai fait condamner Faurisson pour être un faussaire de l’histoire« . Dans ce dossier, le tribunal a jugé que la diffamation était bel et bien constituée, que Badinter avait échoué dans son « offre de preuve » mais que le diffamateur avait… diffamé « de bonne foi » Robert Faurisson, lequel a donc été débouté et condamné aux dépens ! N’ayant pas fait appel puisqu’il n’a plus d’avocat depuis le départ en retraite de notre ami Me Eric Delcroix, il doit s’acquitter de sa condamnation.

D´aucuns pourraient reprocher à tous ces chercheurs de n´avoir pas su adopter une « stratégie » qui leur aurait permis à la fois d´éviter de telles condamnations et de remplir les caisses de leurs adversaires. Mais les exemples sont nombreux, en France et ailleurs, de chercheurs, d´hommes politiques ou de simples citoyens qui, se faisant fort d´user d’une stratégie « intelligente », ont connu eux aussi les foudres de la loi et, ce qui est pire, en perdant parfois leur honneur et en desservant la cause qu´ils étaient censés défendre.
Tout dissident, politique, idéologique ou révisionniste, est confronté aux mêmes difficultés; son combat paraît inutile, par manque apparent de résultats; de plus, s’attaquer à la puissance en place peut paraître dérisoire. Mais, s’il n’y avait pas de tels combattants pour affronter la force injuste de la loii, comment les idées auxquelles adhèrent, finalement, un très grand nombre de gens qui, eux, n’osent pas sortir de la tranchée pourraient-elles être connues et ensuite se développer?

Yvonne Schleiter

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