Connaître la psychologie humaine (au sujet de la « shoah par balles »)

Il y a quelques années, lors de mes trajets nocturnes en voiture, j’écoutais la station de radio française « Rires et chansons ».

Une séquence appelait plus particulièrement mon attention : « La rumeur », son principe était le suivant : un complice pénétrait dans un bar et racontait au gens présents un évènement sensationnel qui s’était prétendument passé non loin du lieu et qui impliquait une personne connue dans le monde du spectacle, du sport ou de la politique. Puis, il partait. Naturellement son récit était faux de bout en bout. peu après, une fausse équipe de journalistes arrivait dans le bar pour recueillir les témoignages concernant l’évènement.

Trop heureux d’acquérir de l’importance, les gens rapportaient comme s’ils l’avaient d’eux-mêmes vu, ce que le premier complice leur avait dit. Et plus l’entretien durait, plus ils inventaient de nouveaux détails pour répondre aux prétendus journalistes qui les interrogeaient.
Je me souviens notamment d’une séquence où la fausse nouvelle concernait le joueur de foot Zinédine Zidane.

Le complice avait raconté sans plus de précisions que le matin, le joueur international avait été arrêté pour usage de stupéfiants. Interrogé peu après, un client du bar confirma la nouvelle comme s’il l’avait vue. Questionné sur l’expression de Z. Zidane au moment d’être emmené, notre lascar donna des précisions totalement fantaisistes.

[…] Point n’est besoin d’être grand psychologue pour savoir que dans ces conditions, les « témoins » sont prês à en rajouter et à dire ce que l’on attend d’eux pour que leur récit soit considéré comme important.

[Pour illustrer ses propos, V reynouard cite le cas d’Anna Tchouprina qui interrogée par le Père Desbois explique que les Allemands arrachaient les dents en or aux juifs alors que leurs victimes étaient encore vivantes… Plus haut, dans son étude, V. Reynouard revenait sur la courte histoire de l’Ukraine, rappelant la famine en 1932-1933, les victimes étaient enterrées dans les fosses communes, rappelant aussi les éxecutions lors de purges staliniennes (à Vinnitsa par exemple). Facile de parler de fosses en Ukraine, surtout quand les fosses ne sont pas ouvertes pour procéder à une expertise médico-légale, pour savoir qui a été tué…]

 

[Source : VINCENT REYNOUARD IN Sans concession N°36, janvier-février 2008, « Le Père Desbois : champion du bidonnage » p.43]

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