Nous sommes « empoisonnés » par les mensonges

Voici un texte que nous signale un correspondant. En dépit de son ancienneté – il date de novembre 2006 –  et de quelques erreurs, nous avons décidé de le diffuser, tant il nous paraît divertissant et surtout juste. On le trouvera à l’adresse suivante: www.plumenclume.net.

Empoisonnés

En France, les gens de lettres pèsent sur les procès depuis l’époque de Colbert. Louis XIV voulut faire condamner son ministre Fouquet, qui lui avait déplu ; les témoignages des gens de lettres firent tourner le procès à l’avantage de l’accusé ; le roi voulait sa mort, il n’obtint que le bannissement. Et les magistrats furent exemplaires, nous dit-on, dans la résistance à l’arbitraire.

En 2005, 3 historiens ont été enlevés par les services de police USAméricains et néerlandais, puis déportés en Allemagne : Ernest Zündel, Siegfried Verbeke, Germar Rudolf : leurs procès sont en cours, et ils sont sous clé. Un autre historien, l’Anglais David Irving,  qui jouissait d’une grande audience, et que les plus grands éditeurs publiaient en plusieurs langues, a été intercepté sur une autoroute autrichienne, et a écopé de 3 ans de prison ferme. Maintenant c’est au tour d’un avocat allemand, Horst Mahler, prié de venir incessamment purger une peine de 9 mois de prison ferme

En France, Robert Faurisson, celui pour lequel une procureure demandait une peine de prison ferme au nom de Yahvé, n’est condamné, en première instance, qu’à une amende moins élevée que celles auxquelles il s’était habitué. On attend la suite…ça ne va pas s’arrêter là. Georges Theil, lui, en a pris pour six mois. Un autre forcené de la pensée incorrecte, Vincent Raynouard, vient d’être happé par des forces de police, sur une route, et le voilà coffré. Il avait publié des recherches sur le massacre d’Oradour, sans rapport avec l’Holocause, mais il fallait essayer de le coincer quand même, c’est dans la logique sioniste un point c’est tout, et on avait interdit son livre ;  l’interdiction pesant d’abord sur son livre avait été levée, la mesure judiciaire ne tenait pas debout ; mais en régime totalitaire, l’épée de Damoclès vous saigne toujours à répétition…

La bonne nouvelle est le côté guignol de chez guignol qu’a pris le procès Gollnisch : un procès pour rien, puisque l’inculpé n’a jamais contesté quoi que ce soit de ce que la LICRA supposait abusivement qu’il mettait en doute, malgré ses dénégations (je ne suis pas sûr d’avoir le droit de dire ce gros mot : si négation conduit à négationnisme, qui est un péché mortel, alors le dénégationnisme relève forcément de la plaisanterie douteuse. Tiens, si on organisait un concours de blagues puantes ? A vos plumes, bande d’enclumés !)

Si tous les procès d’opinion pouvaient tourner à la comédie, ce serait parfait. Il faudrait des écrivains pour nous faire rigoler de tout ça. Dieudonné a beaucoup donné… et les autres ?

Mais les écrivains français sont et restent couchés. Ils attendent leurs droits d’auteur et se gardent bien de mettre en danger leur niveau de vie. Ils se consolent de leur lâcheté en pensant : mais l’affreux négationniste pur jus de nazebrock qui est dans le collimateur en ce moment  ne risque pas la mort, juste un an, maximum, de prison.

Il ne risque qu’un an de prison, et une fois qu’il sera condamné, nous pourrons dire de lui, comme jadis on l’a dit de Fouquet : « condamné en fait, F. était acquitté de droit » ?

Mais c’est nous qui risquons la condamnation justifiée !

Nous sommes déjà à demi-morts, par l’acceptation des limites multiples que l’on met à notre réflexion. Certains s’angoissent devant l’immigration, qu’ils voient comme une menace d’invasion, et ne voient pas que c’est d’empoisonnement que nous sommes menacés. Le syndrome d’immunodéficience est une maladie iatrogène : l’abus de substances toxiques, ingérées de notre plein gré, effrite notre immunité, et les microbes ennemis s’engouffrent. Nous avons absorbé goulûment des doses exorbitantes de mensonges, qui nous semblaient pieux. Maintenant que l’épidémie de répression sur les intellectuels européens se rapproche, et fait des victimes voyantes, nous en sommes encore à dire in petto : mais non, le sida ne touche que les drogués, les pédés, et les Africains, tous ceux dont on aimerait tellement être débarrassés. Ou encore, la répression ne vise que ceux qui l’ont bien cherché, par leurs mœurs douteuses, leurs fréquentations sulfureuses, et leur mauvaise odeur.

Mais oui mais oui, un traitement informatique de tout ce qui s’écrit en matière de combat contre le déni d’holocaustisme prouverait que c’est là, à 99%, le principal reproche qu’on leur fait, c’est comme ça : on leur en veut surtout parce qu’ils sont « nauséabonds », ils sentent mauvais. Le fromage aussi sent mauvais, et pourtant, les Français refuseraient de s’en passer. C’est bien connu : seul l’argent n’a pas d’odeur.

On n’a pas encore assez remarqué que la répression coupe spécifiquement des têtes européennes, que c’est la réflexion de l’Europe que l’Empire veut absolument mutiler. La prétention de nos petits maîtres est telle qu’ils se voient juchés sur l’estrade avec le rang de magistrats suprêmes de la bienséance intellectuelle, alors que leurs véritables maîtres se servent d’eux comme repose-pieds.

En prélude, un éditeur marocain de Paris se trouve ruiné par une manœuvre de la LICRA, en châtiment pour avoir publié un Israélien qui déplaît. Où sont-ils, les écrivains français qui vont le sauver ? Ce n’est qu’un petit éditeur, et un petit Marocain. Et les rampants ajoutent in petto, pour se rassurer, mais sans oser le dire : et ce Shamir n’est qu’un petit  obscur auteur, qui ne représente rien certainement, rien de rien, et qui d’ailleurs a des expressions tellement choquantes, vraiment, c’est à rougir, rien que d’y penser.

Aussitôt cette affaire expédiée, c’est l’auteur lui-même, l’Israélien Israel Shamir, qui est mis en examen, pour incitation à la haine raciale, par Patrick Gaubert et la LICRA.

Et encore une médaille en perspective pour la France ! Nouvelle discipline à haut risque (pour les spectateurs qui voudraient déboulonner l’arbitre): la chasse à la pensée antisioniste israélienne. Comme là-bas, c’est la démocratie, ils ont le droit de dire tout ce qu’ils veulent, c’est ici, dans la principale colonie, qu’on va lui serrer la vis, afin que les colonisés comprennent bien le message !

Tous les écrivains français qui se taisent en ce moment seront déclarés coupables par le peuple français : coupables de complicité dans l’assassinat de la pensée, par étapes, au coup par coup, à chaque écrivain qu’ils laissent condamner.

Faurisson est un professeur de lettres qui cherchait simplement à défendre l’exactitude dans le maniement de langue, mais c’est aussi un garçon têtu. Turlututu, chapeau pointu, je me suis tu.

Lostrogoth, novembre 2006

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