Comment en est-on arrivé là ?

Extrait du journal Sans Concession

[…] Mais la loi permettait de prononcer de faibles condamnations. Alors, les magistrats-dont le courage n’a jamais été la vertu dominante- ont condamné très mollement. Une faible amende et trois mois de prison avec sursis… Rien d’irréparable. Beaucoup, probablement, ont vu dans cette stratégie un moindre mal. Ils pensaient : « Nous n’irons pas plus loin. Il y a une limite infranchissable : la prison ferme pour délit d’opinion« .
Mais ils avaient entrouvert la porte ; ils avaient admis que le révisionnisme pouvait être frappé par la « Justice ». Quant au public, s’il connut ces condamnations, il ne s’en alarma pas, puisqu’elles étaient faibles. Donc il apprit à les accepter.
A partir de cet instant, le sort des révisionnistes était scellé. Toutes les digues limitant la répression allaient sauter avec d’autant plus de facilité que, les militants n’étant qu’une poignée, on retrouvait toujours les mêmes sur le banc des accusés. Les juges purent alors justifier- et le public accepter- des condamnations de plus en plus lourdes au motif qu’il s’agissait de récidivistes impénitents. Et voilà commen, une fois encore, l’effet naturel d’entraînement prévalut. Dans cette affaire, les consignes et la peur du tabou n’ont fait qu’accélérer les choses…

Sauf grave crise qui ébranlerait toute la société, provoquant un changement de structures, cet effet d’entraînement perdurera. On peut supposer que, les révisionnistes persistant dans leur combat, les peines prévus par la loi seront alourdies : deux, cinq, voire dix ans de prison. Puis un jour une convention sera signée avec Israêl, qui permettra l’extradition de ces hérétiques modernes vers ce pays où ils seront très lourdement condamnés (et, pourquoi pas, pendus).

Je suis d’accord avec Martin Pelletier […] [T]out comme Jeanne d’Arc  en 1429, aujourd’hui, les révisionnistes d’Europe n’ont plus, pour eux, que la légitimité de leur combat. A vue d’homme, tout est perdu. Seul leur reste l’espoir d’une intervention de la Providence. Cela peut paraître faible, très aléatoire, voire fou. Mais nous le savons : « C’est quand on croira tout perdu que tout sera sauvé ».

Alors, continuons le combat…

(Source : Comment en est-on arrivé là? par Marie Pererou in Sans Concession p. 30, N°40-41, juin, juillet, août 2008)

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