Vincent Reynouard : « L’antiracisme fabrique une dictature de la vertu »

Moins d’un demi-siècle plus tard, donc, les conséquences du jugement de Nuremberg s’étalent devant nous. Au nom d’une Histoire qu’il ne faudrait pas laisser se répéter, le citoyen – de l’orateur public au simple quidam – évolue dans un monde où il doit surveiller chacune de ses respirations afin de ne pas se retrouver devant les juges. Dans ce monde, en outre, l’expression de certaines vérités, considérées comme susceptibles de provoquer à la haine raciale, est désormais interdite.

Certes, le contestation est toujours autorisée, mais à condition de ne pas remettre en cause les principes fondamentaux de la société, c’est à dire la démocratie et l' »antiracisme », deux notions qui sont perçues comme des nécessaires évidences en elles-mêmes. C’est ce que l’on appelait « l’autocritique » sous Staline, à une époque où la Pravda pouvait dénoncer la mauvaise distribution des tracteurs dans le secteur de Ninji-Novgorod mais sans jamais remettre en cause l’excellence du système soviétique.

Vincent Reynouard, in « Julius Streicher à Nuremberg ou à la source de l’imposture antiraciste » p.172 , éditions Vincent Reynouard, septembre 2001.

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