Le point sur Horst Mahler

Le célèbre avocat allemand Horst Mahler, 73 ans, a été condamné par le tribunal de Munich, le même 25 février, à 6 ans de prison ferme et incarcéré à l’énoncé du jugement.

Ce qui lui est reproché: avoir qualifié l’Holocauste de « plus énorme mensonge de l’histoire du monde » (l’expression est reprise dans plusieurs journaux).
Le plus étonnant dans cette affaire est que, en plus du tribunal de Munich, deux autres affaires étaient en cours, on s’en souvient: l’une devant le tribunal d Landshut, l’autre devant celui de Potsdam, et des audiences étaient programmées pour le mois de mars. Toutefois, Horst Mahler, qui a du flair, avait senti que quelque chose se passerait le 25 février à Munich…
Nous transmettons ci-après le compte-rendu des procès Mahler.

Procès Mahler ­ Séance du 17 février 2009 devant le tribunal de Munich.

Pour y voir clair rappelons d’abord que Mahler est l’objet de trois procédures distinctes qui sont diligentées par les tribunaux de Munich, Potsdam et Landshut et auxquelles il doit faire face quasi simultanément.
Dans ces trois procédures on s’approche de la phase finale, c’est-à-dire celle à partir de laquelle, le parquet ayant indiqué la peine qu’il souhaiterait voir appliquer à l’accusé, celui-ci présente sa défense avec l’assistance ou non de son avocat. On sait en effet que Mahler assure lui-même l’essentiel de sa défense.
Plusieurs jours d’audience sont donc déjà programmés jusque dans le mois  de mars. Pour aller d’un tribunal à l’autre Mahler, qui a été frappé d’une  interdiction d’exercer sa profession d’avocat et dont les ressources financières sont quasi inexistantes (il ne peut compter que sur l’aide bénévole de quelques-uns de ses plus chauds partisans) vit dans un home mobile avec lequel il effectue les déplacements nécessaires, par exemple entre Berlin et Landshut (Bavière), lui-même étant domicilié en Bavière.
Rappelons enfin que dans ces trois procès le motif d’accusation est  quasiment le même (incitation à la haine raciale, antisémitisme, négation de l’Holocauste), ce qui ne semble pas intéresser les tribunaux en cause qui pour le même « délit » – il est vrai commis et répété à de multiples reprises  par l’incorrigible idéaliste et donc « récidiviste » qu’est Mahler ­ réclament des peines distinctes. Ce sont en effet 6 années d’incarcération qu’a  demandées l’avocat général à Munich tandis que celui de Potsdam « se  contenterait » de 4 ans et 9 mois d’incarcération supplémentaires, soit donc un total de 10 années et 9 mois pour les seuls tribunaux de Munich et de Potsdam.

Revenons à l’audience du 17 février à Munich qui a commencé avec près de trois quarts d’heure de retard tant était grande l’affluence des journalistes et reporters « mitraillant » avec leurs appareils photo tout ce qui pouvait l’être. L’accusé a alors repris son propre plaidoyer là où il l’avait laissé une semaine plus tôt, le lundi 10 février, avec des considérations philosophico-religieuses, appuyées sur de nombreuses citations de la Bible ou du Talmud dans lesquelles, par exemple, les non-juifs doivent être qualifiés et traités comme des animaux. Mahler n’a pas ensuite manqué de faire état de l’affaire Williamson, déclarant que le tribunal devait considérer que l’évêque était assis à ses côtés en tant que co-accusé. Il a ensuite demandé que soient étudiées ses offres de preuve et que soient cités à comparaître des experts aptes à démontrer la non-véracité de l’histoire officielle. Il a ensuite présenté un long et brillant exposé sur la liberté d’opinion, s’efforçant de montrer combien le fameux article 130 du Code pénal sur l’incitation à la haine raciale était en fait une loi muselière permettant d’éviter tout débat sur l’Holocauste et se trouvant ainsi en contradiction formelle avec les règles édictées par la Loi fondamentale en matière de liberté d’opinion. Il a également ironisé sur le danger que, selon les médias et le président lui-même, lui et ses semblables feraient courir à la paix sociale. Où sont, a-t-il demandé, les armes et corps de troupe à son service, où sont les moyens financiers dont il disposerait pourmettre en péril la sécurité nationale?  Il convient en effet de remarquer que tout au long de l’audience le président Rieder n’a cessé d’interrompre Mahler, faisant tout ce qui était possible – sans succès, faut-il le dire – pour désarçonner l’accusé et lui faire perdre le fil de son discours, allant même jusqu’à dire qu’il se sentait personnellement mis en danger par certaines des déclarations de Mahler!
La séance a finalement été close à 17h 30, la prochaine audience devant avoir lieu le 25 février à 9 heures.

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