Journées 2 et 3 du nouveau procès Sylvia Stolz

Voici le compte rendu des journées 2 et 3 du nouveau procès Stolz. La première audience avait eu lieu le 18 mars. Rappelons que Sylvia Stolz, 44 ans, a été condamnée le 14 janvier 2008 à trois ans et demi de prison pour incitation à la haine raciale mais surtout pour avoir qualifié l’Holocauste de « plus gros mensonge de l’Histoire mondiale », et qu’elle croupit dans la prison de Heidelberg en Allemagne depuis le jour même de l’énoncé du verdict (plus d’un an!).

Nous résumerons les deux journées des 24 et 25 mars en disant qu’elle ont été une sorte de perpétuel jeu du chat et de la souris entre le président et Sylvia Stolz assistée par le courageux avocat Ludwig Bock.

En effet le président n’a cessé de dire qu’il s’agissait uniquement dans ce procès de déterminer la nouvelle peine qu’il convenait d’infliger à la déjà condamnée Sylvia Stolz et qu’en conséquence il ne voulait rien entendre sur les faits (négation de l’Holocauste, incitation à la haine raciale etc) qui avaient motivé la première condamnation.

Ce à quoi Sylvia Stolz et son avocat rétorquaient que pour apprécier la nouvelle peine que le tribunal entendait infliger à l’accusée il fallait connaître le pourquoi et le comment de ce qui avait poussé Sylvia Stolz à commettre les faits pour lesquels elle avait été condamnée. Pourquoi, par exemple, ne croyait-elle pas à l’Holocauste? Et comment pouvait-on répondre à une question subjective de ce genre, c’est-à-dire permettant de savoir qui est Sylvia Stolz et quelles ont été ses motivations, si par ailleurs le tribunal ne voulait rien entendre de ce qui de près ou de loin concerne l’Holocauste?

Finalement, au terme d’une longue joute où se sont échangées les menaces du président et les protestations de la défense, Maître Bock a déclaré que pour mettre fin à cet échange qui ne menait à rien sa cliente était prête à répondre aux questions que le tribunal jugeait lui-même nécessaires et pertinentes pour apprécier la peine qu’il conviendrait de prononcer. C’est alors que l’avocat général Grossmann est intervenu pour commettre ce qu’il faut bien appeler « une gaffe », ce dont il s’est d’ailleurs rendu compte aussitôt.

Il a en effet demandé à l’accusée: « Depuis quand ET POURQUOI vous êtes-vous spécialisée en tant qu’avocate dans la défense des révisionnistes négateurs de l’Holocauste? »

Le « pourquoi » était évidemment de trop puisqu’il permettait à Sylvia Stolz de montrer pourquoi à ses yeux l’Holocauste n’était pas crédible, un « pourquoi » dont la courageuse avocate a, malgré l’embarras du président, largement profité pour développer tout un argumentaire révisionniste.

Après quoi le président a fixé la prochaine audience au 1er avril – 9 heures.

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