Un livre pour nos lecteurs: « A quoi sert l’histoire? »

Un livre vient de sortir: « A quoi sert l’histoire? », signé Hannibal (éditions DIE, collection Histoire, Paris novembre 2009, 215 p., 20 euros) disponible chez Akribeia.

« Depuis la Grèce antique deux histoires cohabitent: l’une s’efforce de ressembler à une science, l’autre est une action. C’est l’histoire-action qui remplit la tête des gens, par tous les moyens de communication. Or l’histoire juge. Elle forme notre morale, prescrit certains comportements, en proscrit d’autres. Il est donc capital de savoir qui écrit l’histoire à l’usage du peuple, et dans quel dessein. »

L’auteur: Sous le pseudonyme de « Hannibal » se cache un journaliste connu de la grande presse.
Pour nos correspondants, en principe curieux de tout ce qui touche de près ou de loin au « crime unique », nous avons, dans le dessein de leur mettre l’eau à la bouche, prélevé dans la troisième partie de l’ouvrage quelques passages:

– « L’amnésie donne aux mythes une vitesse de propagation fulgurante – ils courent indéfiniment sans rencontrer d’obstacles (…) Un mythe historique se propage plus vite dans le vide » (p. 125-126).

– « Cette obsession mémorielle est aussi une sélection. Pendant qu’on se souvient de la Shoah, on oublie le reste. Le mythe du crime unique débouche sur l’amnésie organisée. (…) Le devoir de mémoire est notre professeur d’amnésie. L’idole de la Shoah est l’Attila de l’éducation nationale: là où elle passe, l’herbe de la culture générale ne repousse pas » (p. 160).

– « L’instrumentalisation de la Shoah n’est plus seulement rétrospective, elle devient dynamique, tournée vers l’avenir. Ce n’est plus seulement une opération qui solde la seconde guerre mondiale, protège des réputations et des intérêts, justifie un système politique en voie de disparition, c’est une idole qui fonde un monde, le monde de ‘l’antiracisme’, c’est la Shoah pour mille ans » (p. 190).

– [La pétition des historiens du 16 décembre 2005] « prétendait rendre l’histoire à ses études, la confiner à ses enquêtes, limiter les prétentions de l’histoire-action pour laisser s’épanouir l’histoire-connaissance. Le souhait était louable. Il n’a duré que l’espace d’un froncement de sourcils de l’histoire-action. Les universitaires qui l’avaient signée sont retournés à leur niche et à leur pâtée, avouant ce qu’ils sont: les prêtres d’un système » (p. 210).

L’ouvrage se termine néanmoins sur une note optimiste que nous laissons à nos lecteurs le soin de découvrir.

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