Nouvelles de Zündel (149)

Le Germano-Canadien Ernst Zündel, prisonnier depuis le 5 février 2003 uniquement pour cause de révisionnisme, devrait en principe sortir enfin le 1er mars 2010 après 7 années d’emprisonnement: incarcéré au Canada pendant 2 ans, le temps que ce pays décide si oui ou non il constituait un danger pour la société canadienne en raison de ses opinions, il avait ensuite été extradé vers l’Allemagne, jugé dans ce pays, toujours pour les mêmes raisons, et le tribunal qui l’avait condamné à 5 ans (selon la loi allemande punissant les révisionnistes) avait refusé de prendre en compte les 2 années d’incarcération qu’il avait purgées au Canada dans des conditions effroyables. Sur cette noble figure on ne pourra mieux faire que de lire la livraison n° 15 de « Tabou » (chez Akribeia, 45/3 route de Vourles, 69230 St Genis-Laval, 25 euros franco).

Récemment, E. Zündel avait confié à l’un de nos correspondants son inquiétude au sujet d’un ennui de santé: son bras était partiellement paralysé. Mais il refusait de consulter un docteur. Dans la lettre suivante, qui date du 17 décembre, il annonce la bonne nouvelle. Nous en traduisons un passage pour donner une idée de la force de caractère du prisonnier:

Pour ce qui concerne la semi-paralysie de mon bras, le mystère est levé!
Je suis allé à l’infirmerie de la prison une fois que j’ai compris qu’il ne s’agissait pas d’un des premiers signes de quelque attaque cardiaque dont les symptômes se manifestent de manière très similaire: les doigts engourdis, une douleur dans le bras et dans la poitrine quand on bouge, etc.
Je ne voulais pas courir voir le docteur parce que, s’il ne s’était PAS agi d’une attaque cardiaque ou d’une congestion cérébrale, ils m’auraient quand même envoyé à l’hôpital local, menottes aux poignets ou les fers aux pieds, escorté de deux gardiens de prison en uniforme, trimballé sans arrêt dans les différentes salles d’attente réservées aux urgences, avec des gens qui vous « regardent d’un air ahuri » ou qui vous « dévisagent », en pensant que vous êtes peut-être un pédophile, un violeur, un meurtrier ou un voleur. Et quand on vous installe dans les chambres de l’hôpital pour vous soigner, il y a en permanence deux fonctionnaires en uniforme, et les menottes ou les fers sont enchaînés au cadre métallique de votre lit!
Voilà pourquoi j’ai attendu plus d’une semaine sans dire à personne que j’avais cet engourdissement paralysant et cette douleur intense [les correspondants qui ont été sujets à cette maladie savent combien elle est douloureuse]. Je ne voulais pas être une fois encore humilié inutilement et je voulais être sûr qu’il ne s’agissait pas d’une fausse alerte.
Certains penseront peut-être que j’ai fait preuve d’une attitude irresponsable, mais c’est ma vie à moi, Ernst Zündel, et pour une fois j’en  avais la responsabilité et j’ai voulu prendre la décision moi-même. Je savais que je prenais un risque mais c’était un risque calculé et je tenais à me laisser guider par mon instinct. Et mon instinct ne m’a pas trompé!
Parce qu’il s’est révélé qu’il s’agissait de « Gütelrose »: un ZONA, une inflammation des extrémités des nerfs du bras. (…) Je devrais être guéri d’ici à la fin de l’année.

(…)

Avez-vous pensé à souhaiter une Bonne Année à Ernst Zündel?

Monsieur Ernst Zündel
JVA Mannheim
Herzogenriedstrasse 111
D-68169 MANNHEIM
(Allemagne)

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