Un Pr belge dénonce les emprisonnements de révisionnistes

Autre excellente nouvelle relevée dans l’hebdomadaire Rivarol (1 rue d’Hauteville, 75010 Paris), n° 2947 du 9 avril 2010, p. 12: dans un article intitulé « Chroniques de la libre parole/ Pas un zour sans mon Zemmour! », signé Donatella Maï, et après l’intertitre « C’est à l’extrême droite que l’on doit la défense des libertés fondamentales aujourd’hui! », voici ce qu’on peut lire et qui donnera du coeur aux révisionnistes:

A propos de Voltaire, il convient de mentionner un débat public qui s’est tenu en Belgique au moment où M. Zemmour était au coeur de l’actualité chez nous, et dont aucun des sites qui l’ont soutenu avec la frénésie décrite plus haut n’a mentionné l’existence. Cette disputation (houleuse et pleine de bonnes surprises pour le camp national, ce qui va souvent de pair) s’est déroulée le 24 mars dernier à l’université libre de Bruxelles (ULB) sur un thème qui suscite décidément l’émoi par les temps qui courent: celui de la liberté d’expression et des lois qui l’encadrent. Parmi les intervenants, on trouvait notamment Philippe Moureaux, sénateur socialiste belge, bourgmestre de Molenbeek-Saint-Jean, ancien ministre de la Justice belge, instigateur, en 1981, de la loi contre le racisme et la xénophobie portant son nom, ce qui en fait une sorte d’alter ego de notre Jean-Claude Gayssot national ; Guy Haarscher, docteur en philosophie, Prix des Droits de l’Homme de la Communauté française de Belgique, bref une sorte de BHL local, à ce qu’on en sait; et le Pr. Jean Bricmont, professeur de physique théorique à l’université catholique de Louvain, auteur de « Impérialisme humanitaire. Droits de l’homme, droit d’ingérence, droit du plus fort? » (Aden, 2006) et spécialiste de la pensée de Noam Chomsky sur lequel il a co-dirigé un « Cahier de l’Herne » en 2007, ce qui ne gâte rien.
Homme de gauche ouvert et placide, partisan sobre mais déterminé de la liberté de parole, et qui plus est excellent débatteur, le Pr. Bricmont commença sa prestation en citant des propos ouvertement racistes de Hegel, pro-staliniens de Churchill, antisémites de Marx, ainsi que des textes litigieux d’Arno Mayer et Léon Poliakov sur l’extermination des juifs. Un instant, l’assemblée sembla suspendue dans les airs, comme sonnée par les références paradoxales égrainées sur un ton badin par le chomskyen conférencier. En général, de telles tirades, susceptibles de jeter le trouble et la confusion dans les meilleurs esprits, sont tenues à l’écart des chastes oreilles de l’opinion publique. Mais l’imperturbable Bricmont ne se troubla pas, lui. Et il entreprit de gravir un échelon supplémentaire dans le non-conformisme en réfutant de manière définitive les principaux arguments brandis par les thuriféraires de la censure d’opinion, ces drôles de bonhommes, sûrs d’eux-mêmes et dominateurs (en général), qui trouvent systématiquement une savante raison, morale ou philosophique, pour faire taire ceux qui ont le culot de ne pas penser aussi bien qu’eux.

L’Etat doit-il interdire l’erreur ou le mensonge, par exemple?
Evidemment que non!, souligna le Pr Bricmont. Car ce n’est point à l’Etat de distinguer le vrai du faux, ni en science, ni en histoire, ni en religion – l’Holocauste en étant, selon lui, une forme dérivée ou assimilée. Pour une raison simple: l’Etat n’en a pas la capacité, Lyssenko l’ayant prouvé une fois pour toute l’éternité. Convient-il, au moins, de légiférer afin de ne pas choquer telle ou telle partie de l’opinion? Pas davantage! Car ce qui ne choque pas une communauté peut en choquer l’autre, et inversement, à l’infini; et dans cette spirale infernale du « je te choque, moi non plus », il est strictement impossible de s’évertuer à ne choquer personne. Alors autant ne pas commencer à ne vouloir choquer quiconque sinon nul ne sera jamais satisfait d’une loi injuste par essence, c’est-à-dire, par paradoxe, choquante elle-même…
Ensuite, le Pr. Bricmont mit en lumière une évidence intellectuelle digne de la « Lettre volée » d’Edgar Poe, à savoir qu’on a sous les yeux sans jamais penser à la relever tant elle est visible par tous: « On n’empêche jamais, dit-il, les gens qui sont au pouvoir de s’exprimer… mais seulement ceux qui sont dans l’opposition ». Indeed! Or, poursuivit-il, on trouve des propos « aussi monstrueux sous la plume des opposants que sous celle des dirigeants », qui, eux, par le pouvoir réel qu’ils possèdent, disposent bel et bien de la capacité d’appliquer leurs idées folles et attenter à la vie d’autrui. Voir les guerres du XXe siècle, ou celles des vingt dernières années pour ceux qui ont la mémoire courte! Moralité: le vrai péril provient des censeurs, puisque ce sont eux qui, détenant concrètement le pouvoir et la force qui en découle, ont la possibilité de commettre les pires atrocités!
Enfin, l’émule de Chomsky entama son morceau de bravoure. Cerise sur le ghetto! Tranchant le consensus universitaire d’un coup sec, comme s’il maniait un scalpel issu de la série « Dexter », il dressa la liste dont nul n’ose jamais évoquer l’existence, pas même sous la France du voltairien Zemmour: celle de ces nouveaux masques de fer que sont les révisionnistes emprisonnés! Après être revenu sur la scandaleuse affaire Bruno Gollnisch, suspendu pendant 5 ans d’université juste pour avoir renvoyé les historiens dos à dos – et dont la condamnation fut « heureusement cassée devant la cour de Cassation » -, Bricmont énuméra dans un silence d’Eglise: Ernst Zündel, 7 ans de prison; Horst Mahler, 12 ans; son avocate Sylvia Stolz, 3 ans; Germar Rudolf, 3 ans… « Que du ferme! », précisa-t-il. Puis il passa au professeur
Robert Faurisson, condamné pour des déclarations faites en Iran, à Vincent Reynouard, condamné à un an en France et un an en Belgique, à l’historien anglais David Irving, qui malgré son repentir, écopa de 3 ans dont il fit 14 mois en Autriche…
Au passage, le Pr. Bricmont laissa échapper une phrase que ses pires adversaires ne sont pas près d’oublier: « C’est à l’extrême droite que l’on doit la défense des libertés fondamentales aujourd’hui. C’est dommage, mais c’est comme ça!»
Sans doute n’est-ce pas si « dommage » qu’il le croit, et encore moins la nouveauté qu’il feint de découvrir… Reste que la conclusion du professeur belge tomba sur les censeurs comme le couperet sur la tête de Robespierre:

« Voilà ce qu’est devenue la lutte contre le fascisme, termina-t-il. On s’attaque à des vieillards sans défense, qu’on jette en prison pendant de longues périodes pour de simples délits d’opinion, qui n’ont absolument frappé personne, qui n’ont rien volé, qui n’ont rien fait que d’écrire des choses qui ne plaisent pas au pouvoir! Et on appelle ça « la lutte contre le fascisme », et on bombe le torse, et on se drape dans le drapeau rouge!… Je trouve ça vraiment, moralement, répugnant… En Europe, aujourd’hui, on met des gens en prison pour des délits d’opinion et aucune organisation pour les droits de l’homme ne dit rien!… Sépulcres blanchis! »

Applaudissements nourris de l’assistance pour l’orateur. Huées pour ses contradicteurs affolés par cette audace qui leur fait perdre leurs nerfs…
Le plus étonnant de tout ça, c’est que « Le Figaro » n’ait pipé mot de cette histore. Même le voltairien Zemmour n’a rien dit de ce stupéfiant débat qui, sauf si je me trompe, abordait un sujet qui entrait dans son domaine de compétence! Ceux qui trouveront la raison de ce silence polaire pourront m’adresser une lettre d’explication à la rédaction de « Rivarol », qui fera suivre.

Donatella MAÏ

Publicités

3 réponses à “Un Pr belge dénonce les emprisonnements de révisionnistes

  1. Il faut diffuser cette information, en précisant qu’il n’est pas question de donner tort ou raison à ceux qu’on emprisonne comme « révisionnistes », mais de dénoncer l’entrave à une Liberté fondamentale des « Droits » de l’homme: la liberté d’expression !

  2. tout le monde a peur , car le morceau est enorme !

  3. – Une autre « Bonne Nouvelle » a été « Retrouvée » dans l’Hebdomadaire « RIVAROL (de la « 1ere rue d’Hauteville à « PARIS »).
    – LOI numero 2947 du 9 Avril 2010 de la page 12.
    – Dans un Article Intitulé « Chronicles de la « Libre Parole »/pas un « ZOUR » Sans mon « ZEMMOUR ! »

    MAï Donatella.

    SOLUTION

    !

    A +B
    =
    Y
    +
    X
    =
    AMOUR
    ->
    UNION

    Plus qu’à…
    RER2ECRIRE…
    JOLIMENT !
    Sur ma…
    FEUILLE !!!



    .

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s