Lettre de Vincent Reynouard à Paul-Eric Blanrue

Ci-après une lettre de Vincent Reynouard à Paul-Eric Blanrue, datée du 28 septembre.

(…) Je ne puis pas vraiment dire que je puisse m’informer objectivement des événements du dehors, mais je travaille ici tranquillement. Ça, c’est du moins un bon point. (…) Concernant la presse, vous avez raison de parler d’une reconnaissance de l’injustice « par l’absurde ». C’est exactement cela. Quand je pense qu’au moment de ma révocation, j’avais eu droit à 2 pages dans « L’Express » (Eric Conan était même venu à la maison avec 2 photographes). Et suite à ma condamnation en 2008, j’avais eu droit à ¼ de page dans « Le Figaro », avec photo couleur. Bref, le silence actuel est assez symptomatique! (X) m’a mis au courant du petit mot de Pierre Assouline dans « Le Monde des livres ». Je rejoins globalement votre analyse (…). Je souligne que le journaliste s’est bien gardé de mentionner que j’étais actuellement incarcéré, ici en France, pour avoir soutenu publiquement les thèses révisionnistes. Nouvelle preuve de la gêne des médias! Virer, condamner, mettre à l’amende, c’est une chose qu’on annonce parce que ça passe. Mais jeter en prison, c’est franchir une ligne symbolique et nos adversaires le savent parfaitement. (…)
Concernant la loi Gayssot, si l’on se place sur le terrain de la liberté d’expression, vous avez raison: il faut souligner l’absence totale de lien prouvé entre révisionnisme et antisémitisme. (…) D’ailleurs, je n’ai jamais été poursuivi en vertu de la loi Pleven. (…)
J’ajoute que même sans les chambres à gaz, une gigantesque déportation organisée pendant une guerre qui, rapidement, va mal tourner, provoque des souffrances terribles que personne ne songe à nier. Si, demain, les esprits se calmaient et qu’on pouvait enfin écrire une histoire objective de la déportation des juifs, les souffrances ne pourraient être cachées. Anne Frank, pour ne parler que d’elle, a vraiment dû souffrir à Bergen Belsen, dans ce camp surpeuplé, au milieu de tous ces gens de races et de conditions différentes, dont certains étaient des voyous et autres « droit co ». La minuscule expérience que j’ai en prison me le montre abondamment.
L’ultime argument consiste à dire que nos thèses pourront finalement être reprises par des antisémites fanatiques. Bien sûr! Tout comme votre livre sur le Saint Suaire peut l’être par des anti-cathos fanatiques, les discours sur la pollution par des écolos fanatiques, etc., etc. Toute thèse, toute invention pourra être reprise par des « fanatiques » qui en feront un mauvais usage, à commencer par le silex tranchant qui a servi à égorger son voisin au lieu de dépecer l’animal. Que l’on s’arme pour empêcher ces dérives, soit, mais qu’on empêche l’expression de la thèse, c’est absurde. Autant interdire les voitures pour empêcher les chauffards de nuire. Non, il ne faut pas supprimer les voitures; il faut juste édicter un code de la route et engager des gens pour le faire respecter.
Il en va de même pour le révisionnisme: ce sont des opinions qui s’affrontent et qui ont le droit d’exister. Tout ce que l’on peut faire, c’est veiller à ce que certains ne les instrumentalisent pas pour appeler au meurtre (…).

M. Vincent Reynouard
N° 33034
Maison d’arrêt de Valenciennes
BP 80 455
59322 VALENCIENNES Cedex

(Source : Paul-Eric Blanrue, « Lettre de Vincent Reynouard »)

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Une réponse à “Lettre de Vincent Reynouard à Paul-Eric Blanrue

  1. En réalité, le système s’est coincé tout seul, ou la balle dans le pied ( ah les cons ) il y a grand nombre de citoyens qui sont au courant de la mise au cachot de V.R au nom du délit d’opinion, ce qui dans une république auto-proclamée des droits de l’homme laisse à penser qu’il y a un GROSS couac. Il suffit d’en discuter ( sous le boisseau ) pour vite faire comprendre qu’il y a là une monstruosité qui choque le citoyen de bon sens et bonne foi.
    Je peux dire les pires raisonnements sur les chrétiens ( je ne m’en prive pas ) mais V.R duquel beaucoup de choses me séparrent justement sur ses croyances, est lui en prison. Pas un mot dans les médias, ce qui ne peut que conduire à s’interroger. Mais, bon, le nuage de TCHERNOBYL n’avait pas atteint la France, pour finir avec un sanglier radio-actif dans les Vosges et le thym et laurier foutus dans la vallée du Rhône.
    Ce qu’il y a d’emmerdant avec la vérité, c’est que si on la cherche, on fini toujours par la trouver.

    Au fait comment aider Mme REYNOUARD est ses enfants ?

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