Vincent Reynouard emprisonné répond au « JDD »

Voici un extrait de lettre de Vincent Reynouard, toujours emprisonné pour avoir diffusé une brochure révisionniste. La lettre est datée du 11 octobre 2010 (elle est un peu longue mais nos correspondants comprendront la nécessité de la diffuser) :

 

(…) Le JDD m’a consacré un article dans sa livraison du 8 octobre. (…) L’article en lui-même ne renferme qu’une petite erreur factuelle (ce n’est pas Me Delcroix qui m’a fait rencontrer le professeur Faurisson). Le journaliste a donc bien fait son travail, évitant de reprendre sans vérification toutes les calomnies qui circulent notamment sur le Net. Cependant, l’absence d’erreurs factuelles implique-t-elle nécessairement la véracité du message diffusé ? Non. Et c’est ce que je vais démontrer.

 

L’objectif de M. Nazaret était de mettre mon action révisionniste sur le compte d’une sorte de folie narcissique. Pensez-vous! Même sa mère ne comprend pas comment son fils a pu devenir ce qu’il est aujourd’hui. Quant à son épouse, elle ne lit pas ses écrits. Sans surprise, ce dingue n’a aucune valeur intellectuelle: le dernier avocat qui a plaidé contre lui le qualifie de « petite main ». En désespoir de cause, ce pauvre type voulait aller en prison afin d’obtenir une « once » de cette célébrité qu’il recherche vainement depuis 20 ans. Bref, il s’agit d’un cas pathologique qui n’a que ce qu’il souhaitait.

Tel est le message de M. Nazaret, message si souvent entendu en Russie soviétique où un dissident ne pouvait qu’être un fou, son degré de folie étant proportionnel à sa détermination. Finalement, ma place ne devrait pas être dans une prison mais dans un asile psychiatrique. Cependant une question surgit: Si je suis la nullité présentée, pourquoi ces procès depuis 20 ans, pourquoi cette traque continuelle, pourquoi cette lourde condamnation, pourquoi ce mandat d’arrêt européen, pourquoi cette arrestation (en Belgique), cette extradition et cette mise en prison ? Si, vraiment, mon message est totalement inepte, pourquoi ne me laisse-t-on pas l’exprimer librement afin de le réfuter et de dire : « Voici les bêtises sans fond que profère ce néo-nazi négationniste. Jugez-vous-mêmes, Mesdames, Messieurs… » On me dira sans doute que mon message peut influencer des faibles d’esprit comme moi ; je répondrai que, s’ils existent, ces gens n’ont pas besoin de mes travaux… De plus, faut-il interdire les voitures au motif que certains en font une utilisation criminelle ? Faut-il interdire les séries policières au motif qu’elles peuvent « donner des idées » à des criminels en puissance ? Faut-il interdire les discours antireligieux au motif qu’ils pourront pousser des individus à vandaliser les lieux de culte ? Toute trouvaille intellectuelle et/ou matérielle peut être reprise et utilisée à mauvais escient. C’est alors à la société d’agir et de réprimer en aval. Mais interdire en amont est contraire à tous les principes de justice.

On me répondra que le révisionnisme est intrinsèquement criminogène. Si cela était vrai, l’affaire Faurisson, l’affaire Garaudy, l’affaire de la Thèse de Nantes et les déclarations du président iranien auraient dû susciter des vagues de meurtres. Il n’en a rien été et je souligne que dans des pays où le révisionnisme peut encore s’exprimer librement (Italie, Angleterre, USA, Russie, etc.), il ne crée aucun trouble de l’ordre public. L’antisémitisme qu’on observe dans nos sociétés est avant tout dû à la politique étrangère d’Israël.

 

De façon évidente, les raisons données pour justifier la persécution de révisionnistes sont sans fondement. La vérité est ailleurs… Ce n’est certes pas avec M. Nazaret que les lecteurs pourront la trouver. Bien que son article ne renferme pas d’erreur factuelle grave, le journaliste n’a pas accompli un travail honnête. Un seul fait le démontre: il a rédigé son texte en interrogeant tout le monde sauf… le principal intéressé ! Or, il sait que, du fond de ma cellule, je réponds à ceux qui m’interrogent (il évoque mes entretiens accordés à Rivarol ainsi qu’à des internautes). Malgré cela, M. Nazaret n’a pas essayé de me contacter, que ce soit directement ou par l’intermédiaire de mon avocat. S’il l’avait fait, je lui aurais tout d’abord demandé d’avoir l’honnêteté de rappeler mon cursus scolaire et mes diplômes obtenus. Car je pense qu’un ingénieur chimiste est fondé à s’intéresser et à conclure lorsqu’il est question de gazages homicides. Je lui aurais ensuite expliqué que si ma mère ignore pourquoi je suis devenu le militant qu’on connaît aujourd’hui, c’est parce qu’elle a été D’EMBLEE hostile au révisionnisme et qu’elle n’a JAMAIS VOULU ME LIRE. Le jour où je lui ai fait ce reproche, lui disant : « Mais toi, tu ne me lis pas ! », elle m’a fait cette réponse savoureuse : « Ben oui, je ne suis pas d’accord [avec toi]. » Ma mère ne me comprend pas tout simplement parce qu’elle n’a jamais voulu me comprendre. Son jugement n’a en conséquence aucune valeur… Je m’en console en me disant que nul n’est prophète dans son pays.

 

J’en viens à l’image que donne de moi l’avocat de la LICRA, Me Raphaël Nisand : une « petite main », dit-il. Je pourrais dire cela de n’importe quel joueur de tennis qui serait obligé de jouer contre moi pieds et poings liés. Mais ma victoire sur un score de 6/0-6/0 n’aurait alors aucune valeur. De la même façon, Me Nisand m’a rencontré dans une salle d’audience où, du fait des lois en vigueur et d’un Président totalement partial, je n’ai jamais pu m’exprimer. Dès que je voulais justifier mon action en soulignant le bien-fondé des thèses révisionnistes, celui-ci m’interrompait en prétextant que « ce n’était pas le sujet ». Le moment le plus surréaliste est survenu après que Me Nisand m’eut demandé si je savais « qu’il y avait une chambre à gaz au camp du Struthof ». Lorsque j’ai voulu répondre, le procureur s’est levé en disant que le tribunal ne devait pas devenir une tribune pour l’inculpé. Loin de m’autoriser à me défendre, le Président a soutenu le procureur en lançant : « Il est vrai que la réponse pourrait être dangereuse » (ces mots sont encore dans ma mémoire). Bref, j’étais invité à me taire. J’étais tellement écœuré qu’à un moment j’ai invité Me Delcroix – qui assurait ma défense – à quitter la salle d’audience avec moi. Il m’a répondu de n’en rien faire, par « respect pour [lui] et pour le Tribunal ». Aujourd’hui, je regrette de ne pas l’avoir tout de même fait. A l’époque j’ai publié un compte rendu de cette audience, compte rendu dans lequel j’ai répondu point par point à l’argumentation historique affligeante développée par Me Nisand dans sa plaidoirie. S’il y avait eu débat loyal, je l’aurais vaincu sans peine. Mais il n’y en a pas eu. Durant toute l’audience, on m’a bâillonné. En conséquence, le jugement porté par l’avocat de la LICRA sur ma personne est totalement dénué de fondement. Me Nisand a un toupet éhonté. Si M. Nazaret m’avait interrogé, je lui aurais expliqué tout cela.

 

J’en termine avec la prison. Si j’avais voulu y aller, j’y serais déjà allé en 1997, lorsque j’ai été condamné à 6 mois ferme pour la diffusion du Rapport Rudolf, puis en 2006 lorsque, dans l’affaire d’Oradour, des magistrats m’ont infligé un an ferme. A chaque fois, cependant, je me suis battu pour ne pas me retrouver derrière les barreaux. Et j’ai gagné. En 2008, c’est la semi-clandestinité dans laquelle je me trouvais qui m’a empêché de continuer la lutte. En vérité, je n’ai jamais voulu aller en prison. Mais j’ai toujours accepté cette éventualité en me disant que si, un jour, cela m’arrivait, il faudrait s’en servir pour la cause. Et je dis bien : « pour la cause ». Dans cette affaire, ma personne importe peu. Si j’apprécie que mon nom soit connu (dans un microcosme), c’est dans la mesure où il est associé au révisionnisme historique et aux autres causes que je défends. Pour le reste, l’anonymat me convient… Ces quelques explications permettront de comprendre combien M. Nazaret n’a pas fait un travail objectif. C’est un « journaliste du dimanche »; sa place au « JDD » lui convient donc à merveille.

 

 

 

 

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4 réponses à “Vincent Reynouard emprisonné répond au « JDD »

  1. Le JDD n’est pas cité, mais il fait partie d’un groupe qui palpe de l’argent public :
    http://www.libeco.net/Libeco_680.htm

  2. Merci Mr Renouard.
    Habitant à quelques kilomètres de votre lieu de détention, mes pensées quotidiennes vont plus rapidemment vers vous…!
    Un jour la vérité éclatera, lumineuse….Il n’y a pas eu plus de chambres à gaz homicides que de Terre plate.Vous êtes le Galilée des Temps Modernes.

  3. Un élément superfétatoire sur la qualité de la presse actuelle, et puis qui lit le JDD ?

  4. Si monsieur Reynouard est insignifiant, il faut alors le laisser écrire dans son coin, ses écrits n’ont aucune importance, ils ne valent certainement pas la prison.

    Si monsieur Reynouard veut à tout prix aller en prison pour acquérir de la notoriété (quel psychiatre a dit cela ?), il faut alors le laisser libre, vu qu’il est un malade mental grave . Comme handicapé, il ne doit pas inspirer des sentiments vindicatifs, il doit inspirer la pitié.

    L’article du JDD est incohérent, il veut justifier la prison par des arguments qui justifient l’absence de prison. Il devrait demander l’élargissement immédiat de monsieur Reynouard.

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